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L'événement

Le cabinet britannique MJ Hudson ouvre ses portes à Paris

Publié le 16 mars 2016 à 12h40

Ondine Delaunay

MJ Hudson a ouvert ses portes à Paris en début de semaine. Installé au 72, rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le huitième arrondissement, le bureau est porté par Benjamin Aller, spécialisé en structuration de fonds et intervenant du côté des GPs comme des LPs.

D’origine américaine, il est titulaire, en France, d’un DEA de droit privé international (Paris I, 1995). Il a commencé sa carrière en 1994 chez Salans, dans l’équipe de George Pinkham. En 2001, il le suit pour participer à l’installation du bureau français de SJ Berwin. Il en devient associé l’année suivante. En 2009, il lance l’activité de la firme au Moyen-Orient et ouvre le bureau de Dubai en tant que managing partner middle east. Alors qu’il avait déjà une belle clientèle de fonds français et anglo-saxons, il a développé durant ces six années passées dans la péninsule arabique une clientèle de grands investisseurs, plutôt étatiques. Il structure aujourd’hui principalement des fonds de fonds, des fonds de LBO, des fonds venture, de mezzanine, des hedges funds, des fonds de private equity immobilier et des fonds d’infrastructures. On l’aura par exemple repéré auprès d’Access Partners, Alpha PE, Chequers Capital ou encore Swicorp. «Je connaissais l’équipe de Matthew Hudson pour l’avoir déjà croisée sur certains dossiers. Mais c’est l’un de mes clients français de longue date qui m’a conseillé d’échanger avec ce cabinet qui cherchait à se développer en France, car l’activité du private equity y est importante», raconte Benjamin Aller. Mais reste-t-il de la place à Paris sur le marché des avocats spécialisés en capital-investissement et notamment en structuration de fonds ? «Je le crois, répond l’associé. Le marché est actuellement porté par des cabinets d’envergure internationale qui ont une palette de compétences bien plus large que le private equity uniquement –ndlr. comme Clifford Chance, King & Wood Mallesons, Jones Day ou encore Dechert. Je pense qu’un cabinet de niche international, doté d’associés techniques et très spécialisés, est une autre forme de services qui répond aux attentes des clients.» Et de rappeler que ce modèle était l’ambition initiale de l’équipe de SJ Berwin à Paris.

D’ici la fin de l’année, Benjamin Aller devrait renforcer le bureau en recrutant une équipe capable d’intervenir en private equity transactionnel. Mais l’objectif n’est pas de croître à grande vitesse. «Nous nous sommes fixé des objectifs en termes de qualité de travail et de développements de clients, mais pas en nombre d’avocats», détaille l’associé.


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La Lettre du 16 mars 2016

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