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Private equity – Activité record dans l’Hexagone pour le capital-risque/growth grâce à Qonto, Back Market et Doctolib
Après avoir atteint 11,6 milliards d’euros au cours de l’année 2021 via des levées de fonds, le niveau d’investissement en capital-risque et growth equity en France est resté élevé sur le premier trimestre 2022, selon le cabinet EY, malgré le contexte géopolitique et économique incertain. 234 opérations ont ainsi été réalisées et 5 milliards d’euros récoltés, soit une progression de plus de 150 % par rapport à la même période de référence l’an dernier. Il s’agit du meilleur trimestre jamais enregistré pour la French Tech. Les montants levés sont équivalents à ceux de l’ensemble de l’année 2020. Cette dynamique est à mettre au crédit de Qonto, Back Market et Doctolib qui ont, respectivement, levé 486 millions d’euros, 450 millions d’euros et 400 millions d’euros. Avec plus d’1,5 milliard d’euros et 39 opérations réalisées sur les trois premiers mois de 2022, ce sont les services Internet qui ont concentré le plus d’investissements en valeur. L’autre secteur à porter l’activité est celui de la fintech avec 1,4 milliard d’euros et 28 opérations. La troisième position est occupée par le secteur des logiciels avec 931 millions d’euros levés via 64 opérations. Comparativement, selon le baromètre EY du capital-risque et du growth equity, la France a attiré près de deux fois plus de fonds que l’Allemagne sur le premier trimestre avec 2,9 milliards d’euros levés. Cela n’empêche pas cette dernière d’enregistrer une progression de 14 % de ses levées de fonds par rapport à la même période de référence en 2021. Toutefois, l’activité en volume est en retrait. L’Allemagne a comptabilisé 163 opérations, soit une chute de 12 % par rapport au premier trimestre 2021.
Tendance – Les directions juridiques peinent à appliquer une politique RSE
Depuis l’adoption des lois Pacte, Climat et Résilience, Sapin 2 et celle relative au devoir de vigilance du 27 mars 2017, les dirigeants sont de plus en plus enclins à mettre en place une politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises) au sein de leur société. Tel est le résultat d’une étude récemment publiée par le cabinet De Gaulle Fleurance & Associés, en partenariat avec l’Association française des juristes d’entreprise (AFJE). Selon les chiffres, 17 % des dirigeants consacrent désormais leur temps à la mise en place d’un cadre RSE, et 53 % indiquent avoir modifié leur pratique, notamment en intégrant des critères RSE à la rémunération du top management. Concernant le suivi de cette politique RSE, une majorité (53 %) déclare avoir fait appel à un organe de contrôle indépendant au cours de l’année écoulée, pour mesurer les changements, ce sujet étant « majeur notamment pour les directions générales » qui contrôlent majoritairement (81 %) la mise en œuvre des critères RSE au sein de leur entreprise. Les directions juridiques, quant à elles, peinent à se mettre en phase avec les textes relatifs à ce nouveau cadre (37 %). Sur la question de l’évaluation de leur degré de maturité, seulement 13 % indiquent avoir une stratégie suffisante pour appliquer la RSE au cœur de leur process juridique. Si 40 % des répondants n’ont pas encore travaillé sur la raison d’être de leur entreprise, 31 % l’envisagent pour l’avenir, et la multiplication des contrôles au cours des douze derniers mois (plus d’une direction juridique sur deux) force les plus réfractaires à se mettre en règle. « La RSE prend une place grandissante dans les entreprises qui ont intégré qu’une croissance rentable est aussi une croissance responsable. Et c’est une tendance forte : rappelons que la directive CSRD introduira bientôt des évolutions conséquentes pour renforcer la place des enjeux de développement durable dans la stratégie, la gouvernance et la gestion des risques des entreprises », précise Jean-Philippe Gille, vice-président commissions & expertises à l’AFJE.