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Arnaud de Senilhes fonde son cabinet d’avocats

Publié le 20 mai 2015 à 15h22

Ondine Delaunay

La boucle est bouclée. Arnaud de Senilhes vient d’annoncer la création de son propre cabinet d’avocats, baptisé Arnaud de Senilhes Avocats.

Une nouvelle étape dans la carrière de cet avocat sympathique qui avoue avoir désormais envie de faire ce qui l’amuse et ce qui l’intéresse, «sans associé ni paperasse administrative». Installé au 49, rue de La Tour, dans le seizième arrondissement de la capitale, il s’est entouré de quatre collaborateurs dont deux sont mid level (Arthur Anton et Smaïn Guennad). Poursuivant bien sûr son activité initiale en fiscalité transactionnelle française et internationale, Arnaud de Senilhes souhaite continuer à inscrire sa pratique dans le secteur des médias, notamment le cinéma. Et pour ses clients les plus fidèles – comme Europacorp, Metropolitan Filmexport, Bangumi productions (la société de production du Petit Journal) ou encore Euro Media Groupe –, il développe une pratique de conseil en stratégie à la direction générale. Une vision assez américaine du métier d’avocat où «le droit est un outil parmi d’autres des négociations», explique-t-il. Il vérifie ainsi les clauses juridiques des contrats, assiste ses clients en matière contentieuse, mais également se déplace à l’étranger pour négocier des lignes de crédit, effectue le travail d’un secrétaire général externe, devient secrétaire du conseil d’administration, etc. «J’ai tout fait dans ma carrière, mais cette nouvelle vie est la plus passionnante», s’enthousiasme l’avocat.

Rappelons qu’Arnaud de Senilhes est diplômé d’un DESS de droit des affaires et fiscalité (Paris II, 1986) et est lauréat de l’université en droit administratif. Il a commencé sa carrière en 1986 comme fiscaliste au sein du cabinet Coopers & Lybrand. Trois ans plus tard, Laurent Epstein lui propose d’intégrer Baker & McKenzie pour assister l’ensemble des équipes en droit fiscal. En 1991, il est débauché par l’un de ses clients, Eurofilm, pour devenir directeur des opérations à New York. De retour à Paris un an après, il intègre PriceWaterhouse en tant que senior manager. A 31 ans, il est nommé associé et prend rapidement la responsabilité du groupe Entertainment Medias Communication. Il y développe alors une clientèle importante : Disney, Sony, IPG, EMAP, etc. «Nous avons débuté à quatre juristes et fiscalistes. En 2002, nous étions déjà 100 personnes dans le groupe, personnel support compris», rappelle-t-il. Après l’affaire Enron et pour éviter les conflits d’intérêts, il fonde avec huit associés et une vingtaine de collaborateurs le bureau parisien de Taylor Wessing. Il en devient managing partner et mène la structure sur la voie de la croissance. Après des désaccords stratégiques sur l’évolution du cabinet, il quitte Taylor Wessing en 2008 accompagné de treize autres associés. Ils sont à l’initiative de l’implantation à Paris de la firme américaine Nixon Peabody. Là encore, Arnaud de Senilhes en devient le managing partner. L’aventure américaine durera quatre ans. En septembre 2012, l’associé quitte la structure – qui fermera ses portes à Paris quelques semaines plus tard – pour rejoindre JeantetAssociés, y développer une pratique de fiscalité transactionnelle et prendre la direction de l’offre TMT du cabinet (ODA 138). Un cabinet avec lequel il continue aujourd’hui à travailler, sous forme de partenariat informel, notamment avec les équipes de droit boursier et de droit social.


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