La lettre d'Option Droit & Affaires

L'évènement

Adam Smith, futur directeur juridique de Safran

Publié le 25 juin 2014 à 15h56    Mis à jour le 1 septembre 2014 à 16h44

Ondine Delaunay

Le 1er septembre prochain, Adam Smith rejoindra le groupe Safran comme directeur juridique

Il prendra ainsi la succession de Celeste Thomasson, nommée en janvier dernier PDG de MorphoTrak, la filiale américaine de Morpho (société de Safran). Le futur directeur juridique du groupe du CAC 40 présente un profil très intéressant. De nationalité britannique et française, il manie à la perfection la langue de Molière avec une pointe d’accent shakespearien. Son parcours est très marqué Common law, mais il considère lui même que «ce n’est pas un obstacle, le droit anglais étant régulièrement utilisé dans les contrats internationaux». Et de faire remarquer le nombre important de directeurs juridiques biculturels dans les groupes français. «A croire que ce type de profil est attirant pour les PDG qui ont de plus en plus tendance à s’entourer d’équipes internationales», note-t-il.

Agé de 49 ans, Adam Smith a commencé sa carrière comme avocat au barreau d’Angleterre et du Pays de Galles après l’obtention d’un diplôme de la University College à Londres en 1987. Il exerce d’abord chez Lovells, durant six ans, dans le département restructuring/distressed M&A. La trentaine approchant, le jeune avocat souhaite tenter une expérience financière. «Je voulais apprendre à parler le même langage que les clients que je conseillais, se souvient-il. Je me suis alors inscrit en MBA à la London Business School.» Diplômé en 1996, il intègre la banque d’affaires Dresdner Kleinwort Benson, à Londres, dans le département fusions-acquisitions. L’expérience dure deux ans car dès 1998, Adam Smith éprouve l’envie de revenir à ce qu’il appelle «ses origines» : le droit. «Lagardère cherchait un juriste biculturel à une époque de grands changements pour le groupe, au moment de la consolidation industrielle européenne de l’aéronautique. J’ai été recruté par Eric Thomas, alors responsable des affaires juridiques internationales du groupe.» Le juriste travaille avec intérêt sur l’ensemble des transactions structurantes donnant naissance à EADS, dont il devient finalement directeur juridique M&A en 2002. Six ans plus tard, le groupe Cassidian lui propose de prendre la tête de sa direction juridique qui compte 65 juristes. Le poste est basé à Munich. Après avoir traversé la Manche, Adam Smith et sa famille franchissent cette fois-ci les Alpes. Même si l’expérience est enrichissante sur le plan culturel et professionnel, «La France me manquait», confesse le franco-britannique. Et, en 2010, lorsque DCNS lui propose de prendre la direction juridique du groupe à Paris, le juriste n’hésite pas longtemps avant de refaire ses valises. L’histoire voudra qu’il retrouve alors Eric Thomas, à cette époque directeur juridique de Thales, actionnaire de DCNS.

En rejoignant dans quelques semaines le groupe Safran, Adam Smith s’engage dans un nouveau défi de taille. Rattaché à Stéphane Abrial, directeur général délégué en charge du secrétariat général, il aura la charge d’environ 120 collaborateurs dans le monde. Un poste à dimension internationale – Safran étant présent dans 57 pays - dans le secteur de l’aéronautique, la défense et la sécurité dont il est désormais très familier.


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