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Baromètre - Des juristes d’entreprise mieux payés et reconnus, mais soumis à davantage de charge mentale
Les professionnels du droit en entreprise davantage satisfaits dans la pratique de leur métier, ainsi que de leur rémunération et de leur reconnaissance ? C’est en tout cas ce qui ressort de la 3e édition du Baromètre national de satisfaction des juristes d’entreprise publié par le cabinet spécialisé sur le management de transition juridique Oxygen +, en partenariat avec l’Association française des juristes d’entreprise (AFJE) et le Cercle Montesquieu. Dans le détail, 82 % des sondés sont globalement satisfaits, soit une progression d’un point par rapport à 2022 (+4 points vs 2021). Plus d’un répondant sur deux (52 %) se dit globalement satisfait de sa rémunération, un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2022 (+4 points vs 2021). En outre, ils sont 7 sur 10 à se considérer valorisés et reconnus au sein de leur structure, en très nette progression depuis 2022 (+11 points). Point noir à relever toutefois, près de neuf juristes sur dix déclarent une charge mentale importante et croissante. Le chiffre est en progression régulière (+5 points sur un an) et illustre l’importance grandissante du droit dans l’entreprise mais aussi la taille insuffisante des équipes de juristes, rapporte l’étude. 20 % d’entre eux estiment même être « absolument d’accord » avec ce constat. Concernant le sujet des retraites, près de 60 % des juristes se sont dits opposés à la réforme bien que des nuances soient logiquement à apporter en fonction de la séniorité. 65 % des répondants aimeraient ainsi partir avant 64 ans mais seuls 9 % pensent pouvoir effectivement partir avant cet âge. Ceux qui expriment le souhait de partir à 64 ans ou plus sont 15 %. Ce chiffre bondit toutefois à 75 % des répondants qui estiment qu’en réalité, ils partiront effectivement à 64 ans ou plus. Travailler plus longtemps serait toutefois envisageable par les sondés à condition de pouvoir travailler à un moment donné à temps partiel et de réduire la charge de travail, note l’étude.