Trois ans après son arrivée au sein du cabinet De Gaulle Fleurance & Associés, Thierry Dalmasso s’apprête à faire ses valises.
Direction le 54 de l’avenue Hoche où il ouvrira, le 2 avril prochain, les portes de Dalmasso Cabinet d’Avocats. Accompagné de trois collaborateurs, il fonde une boutique spécialisée en droit pénal. «L’équipe poursuivra sa pratique et interviendra en droit pénal économique et financier, en droit pénal du travail, en droit pénal de l’environnement, des nouvelles technologies, mais également en matière de risques industriels ainsi que pour la prévention du risque pénal et la compliance, notamment au regard des normes du FCPA», détaille l’avocat. Le pénaliste s’illustre dans plusieurs dossiers retentissants : l’affaire de la chute de la passerelle du Queen Mary II, où il défend Endel/Suez et une personne physique ; l’affaire Clearstream, où il assiste Jean-Louis Gergorin en collaboration avec le bâtonnier Iweins et Hervé Témime ; le dossier du Carlton de Lille pour le compte d’Eiffage ; l’accident d’un car scolaire sur le passage à niveau d’Allinges, où il conseille RFF ; l’accident d’une canalisation de chauffage urbain à la porte de Clignancourt, où il représente la CPCU, etc.
Thierry Dalmasso est diplômé d’un DEA de droit privé de l’université de Paris I (1984). Il a commencé sa carrière, il y a trente ans, avenue Hoche, au sein du cabinet Deleau Neveu Sudaka, avant de rejoindre la grande équipe de Rambaud Martel en 1985, où il restera dix-sept ans. Juste avant le rapprochement du cabinet français avec la firme américaine Orrick, Thierry Dalmasso avait décidé d’intégrer Morgan Lewis pour y développer le département pénal. Faute de synergies avec les autres équipes du réseau, il avait finalement décidé de rejoindre la structure française De Gaulle Fleurance & Associés, comme associé, en 2011. Mais le pénaliste décide aujourd’hui de privilégier liberté et souplesse de travail en posant sa plaque.
Une perte importante pour le cabinet De Gaulle Fleurance qui n’a désormais plus d’associé en pénal et dont l’équipe contentieuse a été sérieusement impactée durant les derniers mois. On rappellera en effet le départ récent d’Arnaud de Barthès de Montfort et de son équipe de cinq avocats pour fonder Meridian Avocats (ODA 200). Et selon les rumeurs qui courent sur la place, d’autres départs seraient bientôt attendus.