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Corruption – Francfort privilégiée à Paris pour accueillir l’agence contre le blanchiment de capitaux
La capitale financière allemande Francfort accueillera la future Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (AMLA). C’est le choix privilégié par un vote conjoint du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne – une première – pour installer cette nouvelle institution chargée notamment de surveiller les entités financières les plus risquées, et de superviser le secteur non financier. Neuf villes étaient candidates parmi lesquelles Rome, Vilnius, Bruxelles et Riga. Paris, dont la candidature a été ardemment défendue par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, est parvenue jusqu’à la phase finale. Berlin estime que le choix de Francfort contribue à un rééquilibrage en Europe après l’accueil par Paris de l’Autorité bancaire européenne (ABE) à la suite du Brexit et du départ de l’institution de Londres. La capitale tricolore accueille déjà le Groupe d’action financière (GAFI) et l’Autorité européenne des marchés financiers. Le Parlement devrait voter l’approbation finale de l’AMLA lors de la session plénière du 22 au 25 avril. Une fois adopté, le règlement ALBC – qui consacre l’existence de l’institution – s’appliquera à partir de juillet 2025. Avant cela, la Commission européenne est chargée de mettre en place l’Autorité et d’assurer son fonctionnement initial. Selon l’agence européenne de police criminelle Europol, environ 1 % du produit intérieur brut annuel de l’Union européenne (15 810 milliards d’euros en 2022) est « identifié comme étant impliqué dans une activité financière suspecte » (ODA du 15 novembre 2023).
Transition énergétique – Les entreprises tricolores sous la pression des investissements « green »
Les dirigeants français sont davantage soumis à la pression de leur conseil d’administration pour investir dans les énergies renouvelables que leurs homologues à l’international : 81 % des chefs d’entreprise tricolores déclarent ainsi que cette influence est « extrême » ou « significative », contre une moyenne mondiale de 75 %. C’est ce qui ressort de la nouvelle édition de l’étude « Powering change : technologies fuelling the future » publiée fin février par le cabinet Ashurst et qui a recueilli l’opinion de 2 000 cadres supérieurs et dirigeants impliqués dans la prise de décision en matière d’énergie au sein d’entreprises des pays du G20. Sans surprise, les énergies renouvelables ont le vent en poupe : près de 60 % des chefs d’entreprise français s’attendent à ce que les investissements de leur organisation se détournent des combustibles traditionnels au profit des renouvelables, et ce à un rythme plus soutenu au cours des 12 prochains mois. Reste que les défis sont nombreux et qu’au cours des cinq prochaines années, les organisations françaises seront confrontées à des obstacles réglementaires et à des difficultés d’accès à une main-d’œuvre qualifiée (37 %). Les entreprises doivent également anticiper les risques juridiques. Plus des deux tiers (68 %) des entreprises du G20 interrogées prévoient une augmentation des contentieux juridiques liés à la transition énergétique au cours de cette même période. Les organisations tricolores se distinguent particulièrement, avec près des trois quarts d’entre elles (73 %) qui prévoient une augmentation des litiges d’ici 2028, quatre sur dix de ces organisations attribuant cette hausse à des facteurs environnementaux et sociaux (41 %). « Il n’est pas surprenant que les personnes travaillant dans le secteur de l’énergie s’attendent à ce que le rythme de la transition énergétique s’accélère et que les investissements s’intensifient. Néanmoins, notre étude met en exergue le manque de visibilité concernant la prochaine étape de la transition, explique Michael Burns, codirecteur du département Energie chez Ashurst dans le monde. A mesure que la transition énergétique se poursuit et que le marché des énergies renouvelables mûrit, force est de constater que pour atteindre les objectifs fixés par les gouvernements, d’énormes opportunités sont à saisir pour les organisations prêtes à adopter une approche audacieuse et stratégique. »