La lettre d'Option Droit & Affaires

L'événement

Les spécialistes de l’IP/IT ont la cote

Publié le 29 novembre 2017 à 16h28

Coralie Bach

La période de fin d’année est souvent synonyme de bilan. Et celui du marché de l’emploi des juristes s’avère plutôt positif.

Selon la dernière édition du Baromètre européen de l’emploi Robert Walters, le nombre d’offres dans le secteur juridique en France a augmenté de 11 % sur les trois premiers trimestres 2017 par rapport à la même période en 2016. Il faut dire qu’entre la loi Sapin 2 et la prochaine entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données, les entreprises font face à un environnement légal et réglementaire assez contraignant qui les incite à étoffer leur direction juridique. Cette accélération des recrutements devrait d’ailleurs se poursuivre au cours des prochains mois, selon le cabinet de recrutement.

Les juristes immobiliers figurent parmi les profils particulièrement recherchés. Les offres d’emploi les concernant ont ainsi progressé de 34 %, tirées par un marché francilien très dynamique. Autre évolution : la demande croissante de spécialistes de l’IT. Apparue récemment, la fonction de data privacy officer est généralement octroyée à des professionnels cumulant expérience (sept à dix ans) et polyvalence.

Le besoin de juristes en IP/IT se traduit également au niveau des rémunérations. Selon l’étude de Fed Legal, publiée cette semaine, les experts du droit de la propriété intellectuelle et du numérique sont surreprésentés dans la catégorie des juristes gagnant plus de 90 K€ par an, tout comme les spécialistes en droit économique. Si ces données doivent être prises avec prudence, au vu de la taille de l’échantillon (149 candidats, juristes dans l’industrie et les services), elles illustrent néanmoins une tendance haussière des rémunérations de ces profils.

De façon plus générale, le sondage mené par Fed Legal fait ressortir un salaire brut annuel compris entre 40 et 89 K€ pour les trois quarts des juristes de l’industrie et des services. A cette rémunération fixe, viennent s’ajouter, pour 66 % des personnes interrogées, des bonus pouvant s’élever jusqu’à 10 K€. A noter que les détenteurs d’un diplôme international, comme un LL.M, sont plus nombreux que la moyenne à percevoir un bonus supérieur à 11 K€. Par ailleurs, près de la moitié des juristes perçoivent un à deux mois de salaire supplémentaires, dans le cadre d’un accord d’intéressement et de participation. L’étude de Fed Legal souligne néanmoins une certaine insatisfaction des juristes. Plus de la moitié d’entre eux se déclarent non satisfaits de leur rémunération. De quoi motiver certains mouvements, d’autant que les opportunités semblent au rendez-vous…


La lettre d'Option Droit & Affaires

La lettre du 29 novembre 2017

Trait d'union entre la communauté d'une part, les entreprises et la communauté financière d'autre part la lettre Option Droit & Affaires est un service professionnel unique et pratique d'information, de veille concurrentielle, d'analyses de marchés et d'aide à la décision.

Lire l'article

Chargement…