Spécialisé en contentieux indemnitaires en droit de la concurrence, Hausfeld poursuit son développement sur le Vieux Continent.
Déjà présent à Londres, Bruxelles, Berlin, et Düsseldorf, le cabinet s’implante aujourd’hui à Paris, au 4, rue Paul Baudry, dans le 8e arrondissement. Le bureau est piloté par Laurent Geelhand, ancien directeur juridique de Michelin, également à la tête de l’antenne bruxelloise. Il sera épaulé par une of counsel, Geneviève Labbe, et une collaboratrice, Amandine Guéret, ainsi que par une équipe de huit avocats, basés à Londres mais inscrits au barreau de Paris. «Nous accompagnons des entreprises victimes de pratiques anticoncurrentielles dans leurs actions en dommages et intérêts en leur proposant également un mode de financement via des partenariats avec des fonds spécialisés», indique Laurent Geelhand. Le cabinet représente ainsi plusieurs centaines de transporteurs et industriels s’estimant lésés dans l’affaire du cartel des camions. Cette dernière avait révélé une entente sur les prix entre des constructeurs de véhicules industriels et avait abouti à une amende de 2,9 milliards d’euros infligée par la Commission européenne.
L’équipe assiste également des grands groupes, en particulier dans le secteur automobile, de la grande distribution, de la collecte des déchets et du traitement de l’eau. «Notre implantation à Paris va nous permettre de mieux suivre nos clients, poursuit l’associé. La France est un pays qui dispose d’un tissu industriel important et où les contentieux en droit de la concurrence se développent, soutenus notamment par une Autorité très dynamique.»
Titulaire d’un Bachelor of laws de droit économique (université libre de Bruxelles, 1989) et d’un LL.M (université de Washington, 1990), Laurent Geelhand débute chez Hugues Hubbard & Reed, à New York (1990-1991), puis rejoint Van Bael & Bellis à Bruxelles (1991-1998). Il intègre ensuite le groupe Michelin, dont il devient directeur juridique Europe et Affaires Internationales en 2004. A la tête d’une équipe d’une quarantaine de personnes, il met alors en place une politique de poursuite systématique des fournisseurs coupables d’entente : près de 100 millions d’euros sont ainsi récupérés par l’entreprise en dix ans. En 2014, il quitte le groupe industriel pour rejoindre Hausfeld.