La lettre d'Option Droit & Affaires

Le deal de la semaine

L’américain TA Associates investit dans Babilou

Publié le 5 avril 2017 à 15h42

Coralie Bach

Le numéro un des crèches privées en France, Babilou, finalise une nouvelle réorganisation de son capital.

Il accueille à son tour de table le fonds américain TA Associates, en tant qu’actionnaire minoritaire de référence, aux côtés de Cobepa, entré en 2013, des managers et de la famille fondatrice qui demeure majoritaire. Société Générale, également entrée en 2013, et RAISE, actionnaire depuis 2015, conservent une participation. Créé en 2003, Babilou regroupe plus de 400 structures d’accueil (crèches, clubs enfants et écoles maternelles) et accueille près de 20 000 enfants en France, en Allemagne, en Belgique, à Dubai et en Suisse. Le groupe compte plus de 1 200 entreprises de toutes tailles parmi ses clients. L’entreprise a d’ailleurs développé une plateforme, baptisée 1001 Crèches, qui permet aux salariés de réserver une place pour leur enfant dans une des structures du réseau. Elle compte aujourd’hui accélérer son déploiement à l’international, en particulier en Amérique du Nord et en Asie, dans le but de réaliser la moitié de son chiffre d’affaires à l’étranger d’ici 2020. Babilou enregistre en 2016 un peu moins de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires, en forte progression comparé aux 150 millions d’euros réalisés en 2012. Linklaters a conseillé Babilou et ses fondateurs avec Bruno Derieux, associé, Benjamin Prévost et Marine Aubert en corporate ; Cyril Boussion, associé, Grégory Abate, Jonathan Abensour et Leïla Megdoud en fiscal, Thomas Elkins, associé, et Juliette Rolland sur les aspects antitrust et Lionel Vuidard, associé, en droit social. Reboul & Associés a accompagné la société sur les aspects de financements avec Guillaume Reboul, associé, et Enora Nicolle ; Jeausserand-Audouard a gêré les aspects de management package avec Tristan Audouard et Erwan Bordet, associés, et Eléonore Gaulier. Latham & Watkins a accompagné TA Associates avec Gaëtan Gianasso, associé, Timothée Brunello et Emmanuel Enrici en corporate ; Michel Houdayer, associé, et Aurélie Buchinet en financement ; ainsi que Xavier Renard, associé, et Thomas Claudel en fiscal. White & Case épaule Cobepa depuis son bureau de Bruxelles ainsi qu’à Paris avec Norbert Majerholc, associé, en fiscal. Mayer Brown, conseille RAISE avec Olivier Aubouin, associé, et Fanny Rech. Gowling WLG assiste la Société Générale avec Pierre-Emmanuel Chevalier, associé, et Alexia Ruleta, counsel. Hogan Lovells conseille les banques avec Sabine Bironneau, associée, Erika Hubert, Claire Fruchet et Aude Leveau.

Le conseil de Babilou : Bruno Derieux, associé, Linklaters

Quel est l’objectif de cette nouvelle opération ?

Les dirigeants de Babilou se sont fixé d’importants objectifs de déploiement à l’international, dans le prolongement de leur croissance ininterrompue depuis la création du groupe. A cette fin, ils recherchaient un investisseur financier en mesure de les accompagner dans ce projet. Un process a donc été lancé avec l’aide de Rothschild faisant émerger de nombreuses marques d’intérêts. TA Associates a été sélectionné sur la base de critères financiers, bien sûr, mais aussi du fait de sa complémentarité avec Babilou, tant en termes de cover géographique que d’équipe.

Quelles sont ses caractéristiques ?

L’opération consiste en une réorganisation de l’actionnariat, un renforcement du contrôle de la famille fondatrice et l’entrée de TA Associates. L’une des particularités tient au fait qu’elle fait suite à deux opérations sur le capital, assez récentes, en 2013 et 2015. Entre-temps, l’activité de Babilou s’est fortement développée en Europe, notamment en Allemagne, conférant d’ailleurs un aspect déjà international au dossier. En parallèle, une opération de refinancement a été réalisée afin d’accroître les capacités d’investissement du groupe.

Quels ont été les aspects les plus complexes à gérer ?

La principale complexité résulte du nombre d’actionnaires impliqués et de leur nature assez différente. Le tour de table réunit une famille fondatrice, des managers et des investisseurs financiers français, belge et américain, eux-mêmes assez différents les uns des autres. Il a fallu trouver le bon équilibre permettant d’aligner les intérêts de tous. La question de la liquidité notamment a été un point d’attention. Les investisseurs étant tous rentrés à des périodes distinctes, il a été nécessaire d’articuler correctement les contraintes et les souhaits de chacun ; et ceci dans un timing serré.

En octobre dernier, Maison Bleue, le n° 3 du secteur de la petite enfance accueillait également un fonds américain à son capital avec Towerbrook…

Effectivement, les entreprises de ce secteur font l’objet de beaucoup d’attention. Gageons que ces investisseurs étrangers qui misent sur des entreprises à dominante française, dans ce secteur ou dans d’autres constituent un bon signe pour l’activité à venir.


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