La lettre d'Option Droit & Affaires

L'événement

Jean Néret et Olivier Angotti créent le pôle droit social de FTMS

Publié le 8 janvier 2020 à 15h35

Coralie Bach

Figures du droit social, Jean Néret et Olivier Angotti quittent Jeantet pour fonder la pratique au sein de FTMS.

Les associés sont accompagnés de leur équipe composée de deux counsels, Isabelle Pontal et Sabrina Kemel, quatre collaborateurs, Margaux Eskenazi, Guillaume Turpin, Amandine Moullé-Berteaux et Maximilien Champy ainsi que d’une assistante, Claudine Vettraino. Des recrutements majeurs pour le cabinet qui fête ses 35 ans et est désormais composé de 26 avocats dont neuf associés. «Nous sommes très heureux de rejoindre un ensemble qui nous ressemble, s’enthousiasme Jean Néret. Nous partageons la même passion pour notre métier, animée par la volonté de se battre pour nos clients.» Car si l’équipe accompagne les entreprises sur leurs différents sujets en droit social, elle est particulièrement reconnue pour son expertise en matière de gestion sociale des restructurations d’entreprises, de contentieux complexes et de droit pénal du travail. Une activité qui vient ainsi parfaitement s’imbriquer avec celle des associés en contentieux et droit pénal des affaires. «Définir une stratégie dans des dossiers complexes suppose une approche interdisciplinaire. L’arrivée d’une équipe d’une telle notoriété en droit social constitue pour nous un atout essentiel auprès de nos clients», indique Mathias Chichportich, co-managing partner du cabinet. Une complémentarité également appréciée par les nouveaux associés : «Nous avons depuis longtemps une forte activité en droit pénal du travail. Mais les affaires de droit pénal sur le lieu de travail, notamment en matière de harcèlement, sont également en plein développement, précise Olivier Angotti. Or, ces dossiers nécessitent une collaboration entre pénalistes et travaillistes.»

Ancien membre du Conseil de l’ordre des avocats au barreau de Paris et professeur agrégé des facultés de droit, Jean Néret fonde en 1990 le département droit social du cabinet Jeantet où il exerçait jusqu’à présent.

Associé chez Jeantet depuis 2006, Olivier Angotti a précédemment exercé au sein d’Allen & Overy (2003-2006) et Freshfields (2002-2003). Il est titulaire du DESS droit et pratique des relations de travail (université Paris II, 2001) et d’un DEA droit pénal (université de Poitiers, 2000) et est diplômé de l’Institut de criminologie de Paris.

A noter enfin le récent départ, pour motifs personnels, d’Elisabeth Mahé qui officiait en tant que co-managing partner de FTMS.


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Transactions immobilières : une réforme de la procédure civile qui n’élimine pas l’effet paralysant du contentieux lié à l’exécution forcée des ventes et baux d’immeubles

Morgan Gizardin & Lucie Moirignot

Le 1er janvier dernier, les dispositions du décret d’application de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 portant réforme de la procédure civile sont entrées en vigueur. Si cette réforme vise à accélérer et simplifier la procédure civile, elle ne résout en rien l’épineuse question de l’effet paralysant des contentieux récurrents en matière immobilière que sont les actions en exécution forcée de ventes et de baux d’immeubles intentées sur la foi d’un simple échange de volontés, lequel est souvent contesté. En dépit des solutions apportées par la réforme pour faire obstacle aux manœuvres dilatoires, le législateur n’a pas fourni aux acteurs du marché immobilier les moyens procéduraux permettant d’enrayer ce phénomène structurel qui a pour effet de nuire à la fluidité des transactions immobilières en rendant indisponible le bien litigieux.

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