Pierre Charreton Conseil vient d’ouvrir ses portes à Paris. L’objectif: conseiller les entreprises et leurs directeurs juridiques sur l’organisation de leur département juridique, son fonctionnement et le service rendu.
Une offre qui existe déjà sur le marché, portée par des consultants professionnels de qualité ou par d’anciens avocats. L’originalité de cette nouvelle structure tient finalement avant tout à la personnalité et au charisme de son dirigeant. Pierre Charreton comptabilise en effet quarante ans de carrière en direction juridique, qu’il a commencée en 1975 comme juriste au sein du groupe Pretabail. Trois ans plus tard, il devient conseil juridique chez Fidal, avant de repartir en entreprise, chez Framatome, en 1982. Il est alors détaché durant deux ans chez Fried Frank à Washington pour préparer l’installation du groupe français aux Etats-Unis. En 1988, il devient secrétaire général de FCI, une ancienne filiale d’Areva. En 1992, il prend les rênes de la direction juridique du groupe Framatome. Il occupe ensuite le même poste chez Thales entre 1999 et 2005, avant d’entrer chez France Télécom comme directeur juridique groupe. En 2009, il rejoint le groupe Areva, d’abord comme directeur juridique, puis comme secrétaire général. Aujourd’hui, il n’est plus salarié du groupe, mais continue à en être consultant sur certains dossiers sensibles qu’il connaît bien.
C’est cette expérience qu’il souhaite désormais mettre à profit pour rendre l’offre juridique plus lisible et accessible au sein des entreprises. Organiser ou réorganiser un service, penser sa stratégie, mettre en place des outils de transformation et de partage du savoir-faire, réfléchir sur l’externalisation ou l’internalisation des pratiques, constituer des panels d’avocats, coacher le directeur juridique… Bref, une approche sur mesure en fonction du besoin de l’entreprise, qu’elle soit cotée au Cac 40 ou de taille moyenne. «La direction juridique doit être organisée de façon cohérente c’est à dire globale et transverse en fonction des métiers de l’entreprise et de ses implantations géographiques. Elle doit aussi être indépendante des autres fonctions supports et des directions opérationnelles mais rester en adéquation étroite avec elles», soutient le fondateur. Et de poursuivre : «Il convient de savoir être iconoclaste avec le facteur juridique et de pondérer le poids du droit afin d’intégrer les autres dimensions qui concourent au processus de décision au service de la stratégie de l’entreprise.» La réussite de Pierre Charreton est bien la preuve que ce modèle n’est pas de l’ordre de l’inaccessible.