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Profession – Bâtonnat de Paris : le duo Degos-Denoit-Benteux en tête
Au terme du premier tour de l’élection ordinale qui a eu lieu mardi 10 décembre, c’est le binôme constitué par Louis Degos et Carine Denoit-Benteux, respectivement managing partner de K&L Gates à Paris, et associée chez DBO Avocats, qui arrive en tête. L’équipe a obtenu 3 897 voix sur 11 036 suffrages exprimés. Ils affronteront au second tour prévu jeudi 12 décembre le binôme composé par Thomas Baudesson, associé chez Clifford Chance, et Clarisse Surin, fondatrice de CLS Avocat, lequel a recueilli 3 175 voix. Viennent ensuite Frédéric Chhum, associé chez Chhum Avocats, et Christine Maran, qui est indépendante (2 160 voix), et Hannelore Schmidt, fondatrice d’Hannelore Schmidt Avocat et Benoît Deniau, associé chez Deniau Avocats (1 804 voix). Dans leur programme de campagne, Louis Degos et Carine Denoit-Benteux misent sur quatre axes : « l’humain » (création d’un service dédié au recrutement et à l’installation, etc.), « l’économie » (mise en place d’un mécanisme d’avance par l’Ordre des indemnités pour les congés maternité, etc.), « la modernisation » (évolution des règles relatives à la communication, à la publicité et aux réseaux sociaux, etc.), et « l’influence » (lancement des « avocats ambassadeurs », etc.). Concernant le binôme constitué par Clarisse Surin et Thomas Baudesson, il propose de redéfinir et de préciser les règles déontologiques mais aussi de travailler sur la santé des avocats. Il veut par ailleurs renforcer l’attractivité du métier et permettre aux robes noires de mieux se former aux nouveaux outils comme l’intelligence artificielle. L’équipe élue succédera au duo composé de Pierre Hoffman et Vanessa Bousardo, respectivement bâtonnier et vice-bâtonnière, qui a pris ses fonctions en début d’année et avait recueilli 61,41 % des voix à l’issue du second tour (ODA du 5 juillet 2023).
Institutions – L’Agence francaise anticorruption se réorganise
Huit ans après sa création, l’Agence française anticorruption (AFA) fait évoluer son organisation. L’institution dirigée depuis l’été 2023 par la magistrate et haut fonctionnaire Isabelle Jégouzo instaure deux sous-directions : l’une chargée des acteurs publics, l’autre des acteurs économiques. Ces dernières sont désormais compétentes à la fois pour les activités de conseil et de contrôles. Objectif : « Mieux partager les enseignements et les bonnes pratiques à l’issue des contrôles au bénéfice des actions de conseil ». Pour l’Agence, cette évolution tient compte aussi de « l’évolution différente de la maturité des dispositifs anticorruption dans le secteur économique et dans le secteur public » et s’accompagne d’un renforcement des activités transversales. Parallèlement, l’AFA voit sa secrétaire générale adjointe partir. Marie-Gabrielle Calamarte-Doguet, docteure en droit public, passée notamment par la chambre régionale des comptes de Bretagne (2005-2012), qui occupait ce poste depuis début 2020, devient directrice adjointe à la réglementation et la déontologie à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). La réorganisation de l’AFA intervient peu après le dépôt par le député Olivier Marleix (Eure-et-Loir) le 29 octobre d’une proposition de loi « visant à renforcer la lutte contre la corruption ». Celle-ci est issue de la mission d’information de la commission des lois portant sur l’évaluation de la loi Sapin 2 (2016), qui avait rendu ses conclusions à l’été 2021. Olivier Marleix, accompagné par son collègue d’alors Raphaël Gauvain (LRM) – aujourd’hui associé au sein de la pratique Ethique, Investigations, Défense du bureau de Paris de Stephenson Harwood – formulaient une cinquantaine de propositions dans leur rapport, notamment celles de renforcer la « confidentialité des avis juridiques » mais aussi les obligations en matière de conformité et un meilleur équilibrage entre les rôles de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et l’Agence française anticorruption (ODA du 6 novembre 2024).