Annoncée il y a onze mois (ODA 290), la fusion entre les cabinets LPA et CGR Legal est enfin effective.
Nouveau nom, nouveau logo, nouvelle stratégie… tout, ou presque, a été détaillé avec entrain par six associés en conférence de presse ce matin. «Les premières rencontres entre les associés ont eu lieu dès octobre 2015, à la suite de l’arrivée de François Régis, ancien de CGR Legal, chez LPA, raconte Martine Blanck-Dap. Il a dès lors paru évident aux deux structures de se rapprocher pour porter un projet commun. Nos cabinets se ressemblaient en effet tant au plan de l’esprit et des valeurs portées par les équipes, qu’au niveau de nos ambitions de développements.» Un an a néanmoins été nécessaire aux équipes «pour se mettre en ordre de marche». Pour CGR Legal, il a notamment fallu gérer des questions de bail. Côté LPA : le cabinet a transformé sa forme sociale, passant de SCP à SELAS, et a réorganisé son capital social. Et le résultat : un nouveau cabinet entrant dans le top 10 des cabinets français en termes de taille (180 avocats dans le monde, dont 140 à Paris et 40 associés) qui prend désormais le nom de… LPA-CGR Avocats. Bien sûr, une agence a été mandatée pour travailler sur le changement de dénomination, sur le logo qui se veut «fédérateur et dans lequel se retrouvent les notions d’imbrication et d’agilité que nous souhaitons porter», témoigne Xavier Pican, sans oublier le site internet comportant «le vert comme couleur principale et une iconographie moderne». LPA-CGR Avocats souhaite par là «renouveler les codes du secteur et faire bouger les lignes, en se libérant des influences de l’institution». Voilà pour la com.
Côté méthodes de travail, cette conférence de presse a également été l’occasion d’insister sur les synergies mises en place entre les deux ex-équipes. CGR Legal n’avait jamais caché son souhait de se développer à l’international. LPA, qui présentait déjà un beau réseau à l’étranger, souhaitait quant à lui se développer en énergie, complémentaire de ses activités réputées en immobilier et environnement. «Nous avons longuement travaillé sur l’approche de notre métier et nos réflexions se sont portées sur la relation avec nos clients. Pour surprendre le marché et montrer que nous sommes capables de nous réinventer, nous avons mis en place ce que nous appelons le “smart law”», explique Xavier Pican. Il s’appuie sur trois critères : la collaboration transversale entre les équipes et avec les clients, un aspect visionnaire de la pratique juridique et une agilité dans la mise en œuvre. «C’est en croisant les regards et en connectant les énergies que nous anticipons les évolutions du droit pour l’appliquer là où on ne l’attend pas», précise le communiqué du cabinet. Pour porter ce concept, le cabinet s’organise en deux piliers, l’un fondé sur 13 compétences juridiques classiques (corporate, droit social, droit fiscal, etc.), l’autre sur 10 secteurs déjà établis (immobilier, énergie, assurance, etc.). Une offre appelée «smart» est également proposée pour des pratiques dans lesquelles le cabinet estime «avoir un temps d’avance sur le marché», comme les cyber risques, les fintech, les friches industrielles ou encore le smart city.