Après le plan Gide 2015 présenté en conférence de presse le 12 février dernier (ODA 202), c’est le cabinet Fidal qui s’est prêté à l’exercice mardi 17 juin.
Régis Lassabe et Yves de Sevin, respectivement président du directoire et directeur général de la structure, ont présenté la stratégie et les objectifs poursuivis par Fidal pour les deux prochaines années. Une conférence qui a débuté par une mise en contexte de Régis Lassabe : «Fidal a aujourd’hui 91 ans et on ne bouscule pas une vieille dame. Notre nouveau business model n’a pas pour ambition de révolutionner notre fonctionnement.» Une entrée en matière originale pour une conférence intitulée «Fidal réinvente son business model».
On retiendra néanmoins quelques changements intéressants qui rompent avec l’image très régionale de la marque. Tout d’abord quelques données chiffrées : le cabinet compte 1 350 avocats pour un chiffre d’affaires d’environ 323 millions d’euros et accompagne 50 000 clients. Sans oublier de détailler les 90 bureaux du cabinet et son organisation aussi huilée que complexe, les associés ont expliqué l’ambition de Fidal de devenir LE cabinet de référence à Paris. «Pour renforcer notre visibilité et notre lisibilité sur le marché parisien, nous avons regroupé en mars dernier les sites de la direction internationale et de Fidal Paris, dans la tour Prisma, à La Défense», a annoncé Yves de Sevin. Et de préciser que le siège de la marque s’installera, en octobre prochain, au 32-34 avenue Kléber, dans le centre de la capitale. Le bureau parisien compte 400 avocats spécialisés, 8 lignes de spécialisations juridiques, 8 lignes de spécialisations fiscales, et a enregistré un chiffre d’affaires de 105 millions d’euros sur l’exercice 2012-2013.
Autre axe de développement : l’international. «Depuis 2002, nous avons quitté le réseau KPMG, a rappelé le directeur général. Nous sommes désormais liés par un accord de coopération qui ne vise que la partie fiscale.» Ce partenariat avec KPMG Tax international permet à Fidal de bénéficier de correspondants dans 150 pays, tout en restant indépendant. Pour la partie juridique, le cabinet noue des partenariats non exclusifs avec des cabinets étrangers qui bénéficient eux-mêmes d’un réseau de correspondants. Ainsi, le cabinet travaille avec la firme canadienne Miller Thomson (qui compte 12 correspondants aux Etats-Unis), avec la brésilienne Siqueira Castro, et la chinoise DeHeng. Si, pour l’instant, l’activité internationale représente 15 % du chiffre d’affaires de Fidal (48 millions d’euros), l’objectif est de dépasser les 20 % pour l’exercice 2014-2015.