Leur nom sonne comme celui d’un groupe de super-héroïnes : les «WiR», pour Women in Restructuring, ont annoncé début juin la création d’une association éponyme.
Aux commandes, six femmes, parmi lesquelles avocates, conseils, mandataire et administrateur judiciaires, toutes issues du secteur de la restructuration. A l’origine du projet, Mylène Boché-Robinet, avocate chez August Debouzy. Régulièrement amenée à se rendre outre-Rhin dans le cadre de dossiers franco-allemands, elle est invitée par le réseau féminin Distressed Ladies qui rassemble des femmes exerçant dans le secteur du restructuring. Séduite par le concept, elle réfléchit à le développer en France : « l’idée à l’origine était de développer les échanges entre les professionnelles du restructuring en France et des réseaux similaires à l’étranger » explique-t-elle. L’idée germe au fur et à mesure qu’elle en discute avec celles qui seront, un an plus tard, les cofondatrices de l’association : Delphine Caramalli, avocate chez Bremond & Associés, Hélène Bourbouloux, administratrice judiciaire chez FHB, Valérie Leloup-Thomas, mandataire judiciaire chez MJA, Clotilde Delemazure, associée chez Grant Thornton et Véronique Pernin, fondatrice de VP Strat. Derrière WiR, il y a, bien sûr, la volonté de rassembler des femmes – elles ne sont qu’une petite centaine en France dans le secteur –, mais aussi l’envie de créer un réseau permettant de se retrouver et de partager sur des thématiques liées au restructuring. «Nous souhaitons organiser des moments d’échanges libres et « sans tabou », sur nos pratiques et nos expériences, dans le respect de la confidentialité attachée aux dossiers bien entendu. Ce sera, en quelque sorte, “Les dessous des WiR”.» Des rencontres pour échanger, mais pas seulement, prévient-elle : «Nous prévoyons aussi de créer des événements en lien avec les attentes des membres, comme le développement personnel, ou le management par exemple.» Le site internet n’est pas encore prêt, et pourtant, WiR connaît déjà son petit succès, les futures membres se bousculent déjà au portillon… «Nous recevons énormément de demandes, se réjouit Mylène Boché-Robinet, il y a un réel enthousiasme autour de la création de WiR, ce qui démontre un vrai besoin des professionnelles du restructuring de se retrouver» Un avenir plein de promesses pour ce nouveau réseau, qui éveillera peut-être de futures vocations dans un domaine encore très masculin mais qui tend, petit à petit, à se féminiser.