Si le rôle stratégique des directeurs juridiques est de plus en plus reconnu au sein de l’entreprise, leur présence au sein des instances de direction est encore loin d’être systématique : seuls 55 % d’entre eux siègent au comité de direction ou au comité exécutif selon une récente étude menée par Oasys Consultants (cf. article p. 4).
Un pourcentage qui est néanmoins amené à progresser. L’équipementier automobile Faurecia vient ainsi de promouvoir Nolwenn Delaunay, qui officiait comme directrice juridique du groupe depuis 2015, au titre de vice-présidente exécutive juridique. Une création de poste qui illustre la volonté de l’industriel d’inclure le juridique au plus haut niveau des organes de gouvernance. «Dans un monde marqué par plus de complexité, il est primordial d’intégrer une fonction juridique élargie au cœur des instances décisionnelles et de la stratégie du groupe», déclare Patrick Koller, directeur général de Faurecia. A 43 ans, Nolwenn Delaunay a la responsabilité de la direction juridique et de la direction de la conformité et des risques, manageant ainsi une équipe d’une cinquantaine de personnes. Elle prend également en charge le secrétariat du conseil d’administration.
Diplômée de Sciences Po Strasbourg (1999), d’HEC (2001), et titulaire d’un Master en fiscalité internationale (2002 université Paris II), Nolwenn Delaunay commence sa carrière en tant qu’avocate au sein de Simmons & Simmons qu’elle intègre en 2002. Cinq ans plus tard, elle quitte la robe pour rejoindre Airbus en qualité de responsable des financements de projets et des contrats innovants au sein du département juridique, avant d’intégrer, en 2015, Faurecia en tant que directrice juridique du groupe. Employant 122 000 salariés, répartis dans 37 pays, Faurecia intervient dans quatre domaines d’activité : les sièges automobiles, l’intérieur de l’habitacle, les systèmes électroniques pour le cockpit et la mobilité propre. Coté sur Euronext Paris, le groupe a réalisé 17,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018.