La lettre d'Option Droit & Affaires

En bref

Les actualités de la semaine

Publié le 30 septembre 2020 à 15h01

Emmanuelle Serrano

Cabinets d’avocats, régulateurs, acteurs du monde coté ou non coté, retrouvez leurs principales actualités.

Enquête - Leeway, Fed légal et AndCo dressent le portrait-robot du juriste de la French Tech

Une femme, âgée en moyenne de 34 ans et titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa), c’est le profil type du juriste travaillant dans l’écosystème de la French Tech. Pour mieux cerner ces professionnels, ils s’y sont mis à trois : Leeway, éditeur d’une solution legaltech de gestion des contrats, Fed Légal, spécialiste du recrutement des profils juridiques, et AndCo, alliance d’avocats représentant les cinq principaux marchés EMEA (France, Italie, Espagne, Royaume-Uni et Allemagne) et spécialisée dans la tech et l’accompagnement des juristes et directeurs juridiques de ce secteur. L’enquête sur les juristes de la French Tech a été menée auprès de 114 professionnels, du 23 juin au 17 juillet. Outre le fait qu’il s’agisse majoritairement de femmes (69 %), l’étude nous apprend que leur salaire est proche de celui des juristes français (1), soit 79 904 euros bruts annuels. Les données glanées par l’étude montrent également que ce sont le projet d’entreprise et la diversité des sujets juridiques à traiter qui motivent avant tout les juristes à rejoindre une start-up.

Dans l’ensemble, les juristes de la French Tech font face à un défi important : réussir à protéger leur entreprise sans la ralentir dans ses objectifs d’hypercroissance. Avec déjà sept levées de fonds à plus de 100 millions d’euros contre seulement quatre sur toute l’année 2019, l’année 2020 semble partie pour être un bon cru. Mais le rôle de «gardien du temple» échu aux juristes est d’autant plus difficile à assurer qu’ils déclarent manquer de temps pour la moitié d’entre eux (49,1 %) et de moyens humains pour un quart entre eux (28,6 %). Bien qu’ils soient près de 31,8 % à estimer le niveau de maturité de leur direction juridique en matière de digital élevé (travaillent déjà avec des legaltech) ou très élevé (ont développé leurs propres outils), la digitalisation de la fonction juridique fait partie de leurs priorités. En effet, 63,7 % d’entre eux déclarent vouloir travailler avec des legaltech d’ici 2021, la gestion des contrats étant la priorité n° 1 pour 84,3 % des répondants. Malgré l’importance du rôle des juristes dans le développement des start-up, 72 % d’entre eux restent encore à l’écart du comité de direction et beaucoup rencontrent des difficultés à influer sur les décisions stratégiques. Il y a une raison à cela : réussir à inculquer une culture juridique dans une entreprise, par nature très encline à prendre des risques comme l’est une start-up, pose de réelles difficultés. D’ailleurs, 44,1 % d’entre eux identifient le renforcement de la culture juridique comme prioritaire pour 2021. A l’occasion de la sortie de l’étude, un webinaire sera organisé le mardi 6 octobre par Leeway de 11h00 à 12h00 (2).

(1). Enquête sur les juristes d’entreprise et leur rémunération publiée en 2020 par l’AFJE et le Cercle Montesquieu.

(2). Pour s’inscrire : zoom.us/webinar/register/WN_LcWb-w7pQZSqjVOfSthO3Q.

Digital - L’Ordre des avocats de Paris ausculte la profession via une plateforme numérique participative

L’année 2019-2020 avec ses crises et soubresauts (crise sanitaire inédite, mobilisation sans précédent contre le projet de réforme des retraites, etc.) aura été éprouvante pour les avocats, comme pour d’autres professions. L’Ordre des avocats a donc décidé qu’une réflexion tous azimuts sur les améliorations à apporter à la pratique du métier d’avocat s’imposait. Les interrogations sont multiples : Quelles actions l’Ordre peut-il mener, afin de soutenir la reprise voire le développement d’activité dans le contexte pandémique actuel ? Comment faciliter l’exercice de la profession d’avocat au quotidien ? Quelles propositions l’Ordre peut-il porter auprès de la chancellerie et dans le débat public afin d’améliorer le système judiciaire ? Du 30 septembre au 6 novembre, les 30 000 professionnels inscrits au Barreau de Paris ainsi que 3 800 élèves avocats seront donc appelés à prendre part à la discussion à travers l’utilisation d’une plateforme numérique participative conçue pour l’occasion par Stig.pro et baptisée l’Agora. Un algorithme attribuera une note à chaque idée selon son niveau d’adhésion auprès de la communauté et facilitera l’analyse des tendances ou l’observation de signaux forts/faibles. La plateforme fournira en temps réel des données complètes de toute la communauté et de son comportement.


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Anticorruption : l’AMF et l’AFA signent un protocole de coopération

Houda El Boudrari

Le gendarme de la Bourse et l’Agence française anticorruption (AFA) veulent pousser plus loin leur volonté d’échanger des informations et de partager leurs expériences dans un contexte de renforcement de l’arsenal juridique de lutte contre la corruption

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