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Profession - Les directeurs juridiques attendent plus de transparence et d’accompagnement de la part de leurs avocats
Comment les directions juridiques choisissent-elles leurs avocats et quelles attentes ont-elles vis-à-vis de leurs conseils ? C’est à ces questions que l’étude menée par le cabinet Gide et le Cercle Montesquieu tente de répondre. Près de 285 directeurs et responsables juridiques de grandes entreprises ont ainsi été interrogés par l’institut Odoxa entre le 11 juillet et le 2 septembre 2019. Sans surprise, les sondés ont répondu, dans deux tiers des cas, que le premier critère qui guidait leur choix était la confiance qu’ils accordaient au cabinet. Une confiance très liée à l’intuitu personae, 38 % des directeurs juridiques affirmant que la présence d’un avocat en particulier est un élément déterminant dans leur choix. Autre attente mise en avant par l’étude, une plus grande transparence des conseils sur le travail fourni et sa tarification. Ainsi, 58 % des directeurs ou responsables juridiques interrogés souhaitent plus de transparence dans le suivi des dossiers, notamment sur la facturation et la qualité des prestations. Ils sont également une majorité (59 %) à attendre un transfert de savoir, par le biais notamment de formations juridiques menées par leurs avocats. Un souhait qui illustre aussi l’évolution du rôle de l’avocat, qui tend vers un accompagnement plus global de son client. «Les directions juridiques attendent de plus en plus de leurs conseils une analyse stratégique au plus près des besoins de l’entreprise», souligne Laure Lavorel, présidente du Cercle Montesquieu. Sur les 285 personnes interrogées, 41 % déclarent ainsi souhaiter que leurs avocats aient une très bonne compréhension des mécanismes de leur entreprise, et 28 % désirent être accompagnés au quotidien sur les diverses problématiques. Un conseil business au-delà du conseil juridique, c’est la principale attente des directions juridiques.
Investissement - L’Ile-de-France point d’attraction majeur des VC
L’association européenne de capital-investissement, Invest Europe, et le Fonds européen d’investissement viennent de publier un rapport intitulé "The VC Factor: data-driven insights about VC-backed start-up in Europe". L’étude porte sur les investissements (35 milliards d’euros) consentis entre 2007 et 2015 par les VC dans 9 000 start-up réparties dans les 28 Etats membres de l’Union. Premier constat, les investissements sont assez concentrés sur le plan géographique. Les six centres européens les plus actifs en termes de capital-risque ont ainsi bénéficié du tiers des investissements ; l’Ile-de-France, Londres intra-muros et Berlin en captant la majorité. Ce sont les jeunes pousses nordiques autour de Stockholm qui se sont montrées les plus innovantes en termes de dépôts de brevets et d’actifs immatériels.
De nouveaux hubs propices au développement de start-up émergent par ailleurs avec 25 % du capital déployé dans des villes de moins de 100 000 habitants.
Autre conclusion de l’étude, le développement économique des jeunes pousses semble prometteur. Près d’un tiers des start-up a réussi à générer des revenus, à créer un nombre élevé d’emplois et à insuffler de l’innovation. Une start-up sur cinq a même enregistré une croissance de 141 % de ses revenus en moyenne et une augmentation de 54 % de ses effectifs en quatre ans. Une portion très limitée de ces 9 000 start-up (7 %) est qualifiée de «visionnaire» grâce à de très bonnes performances en IP, les actifs immatériels (brevets en particulier) progressant en flèche dans leur bilan. 8 % seulement surperforment sur tous les plans (croissance des revenus, part des actifs immatériels et recrutement).
Transmission des PME - Un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande
La Compagnie nationale des conseils en fusions-acquisitions (CNCFA) vient de dévoiler l’édition 2019 de son baromètre national sur la transmission des PME en France, réalisé avec Epsilon Research. L’observatoire se concentre sur les PME de 20 à 249 salariés réalisant entre 2 et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires par an et faisant l’objet de transmissions internes (familiales/salariés) comme externes (cessions). Selon le baromètre, le marché M&A des PME est contrasté suivant le segment de valeur concerné. Sur celui des opérations de 1 à 5 millions d’euros, les cessions ont augmenté de 60 % tandis que sur celui compris entre 5 et 15 millions d’euros, elles ont chuté de 18 % et de 10 % sur la tranche des 15-50 millions d’euros. Néanmoins, plus de la moitié des opérations LBO small cap de la zone euro cette année ont été réalisées en France, près d’un deal de M&A sur deux ayant lieu sur le segment 15 à 50 millions d’euros. Les acquéreurs de la zone euro (hors France) sont les plus actifs, représentant 38 % des deals, suivis des Américains (21 %). Ils se concentrent sur le segment des cibles entre 5 et 15 millions d’euros. Côté multiples d’acquisition, les valeurs explosent depuis 2012, passant de 6,1 fois à 10,1 fois l’Ebitda. Autre tendance lourde : le déséquilibre entre l’offre et la demande persiste sur le marché de la cession-transmission des PME qui se fragilisent économiquement. Outre l’absence d’évolution du parc de PME/ETI, les dirigeants vieillissent de plus en plus, faute de transmissions suffisantes. Ils sont par ailleurs insuffisamment préparés selon les acteurs du conseil en M&A.