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Marchés - Les prix des PME non cotées restent élevés sur fond de baisse d’activité du M&A en Europe
Le prix d’acquisition des PME non cotées européennes ne dévisse pas des sommets atteints depuis le deuxième trimestre 2018. Selon la dernière mouture de l’indice publié le 15 novembre par le fonds d’investissement européen Argos Wityu avec Epsilon Research, plateforme en ligne pour la gestion des opérations M&A non cotées, cette valeur a atteint 10,1 x l’Ebitda au troisième trimestre 2019. Mais ce record s’inscrit toutefois sur fond de baisse continue de l’activité M&A en Europe depuis le début de l’année. Le repli en valeur est estimé à 11 % au niveau mondial et à 32 % à l’échelon européen. Il est dû à un retrait significatif des vendeurs corporates. Si la part de sorties par les fonds de capital-transmission est stable depuis plusieurs années, les entreprises ont, elles, réduit leurs cessions de filiales depuis 2018 – en nombre d’opérations – avec une accélération de cette tendance. Au troisième trimestre 2019, ce scénario ne représente plus que 30 % des opérations en non coté. Les incertitudes économiques (montée des protectionnismes), politiques (Brexit), géopolitiques (Moyen-Orient) pèsent sur la croissance économique, notamment dans la zone Euro. La divergence s’installe par ailleurs entre les multiples payés par les acquéreurs corporates, qui progressent ce trimestre à 11,0 x l’Ebitda, et les prix payés par les fonds de capital-transmission qui restent quasiment stables à 9,6 x l’Ebitda. A noter enfin que les entreprises non cotées restent plus valorisées que les actifs cotés, valorisés en moyenne 8,4 x l’Ebitda. Les acteurs stratégiques payent ainsi une prime de 2,6 x l’Ebitda par rapport aux multiples des sociétés cotées soit près de 30 % de plus. Cet écart, bien que plus réduit, apparaît également entre les prix payés par les fonds de capital transmission et les multiples des sociétés cotées.
Corporate - La reprise d’entreprise d’abord guidée par le potentiel de croissance
En vue de la prochaine édition du salon Transfair, dédié à la transmission d’entreprise et qui aura lieu le 21 novembre à Paris, les partenaires de l’événement, dont font partie le CNB et le barreau de Paris, se sont interrogés sur «Ce qui rend une entreprise attractive aux yeux des repreneurs». Sur la base d’un sondage mené par Infopro Digital Etudes, auprès de 204 personnes concernées par la transmission d’entreprise, l’étude dresse d’abord le profil des répondants. Ce sont essentiellement des hommes (à 81 %), âgé de 43 à 73 ans, qui bénéficient d’au moins une expérience de reprise dans 68 % des cas. Des candidats à la reprise matures et expérimentés qui disposent d’un budget significatif : 45 % d’entre eux ont une enveloppe comprise entre 100 000 et 500 000 euros, et 22 % ont un budget supérieur à 500 000 euros.
Concernant le choix de la cible, le premier critère observé par les repreneurs est le potentiel de croissance de l’entreprise : 55 % des répondants estiment qu’il exerce une influence primordiale. Il est ainsi considéré comme plus important que la rentabilité, jugée primordiale par 37 % des répondants, ou la valeur de l’entreprise, jugée primordiale par 25 % des répondants. Viennent ensuite à égalité le produit/service proposé et le secteur d’activité. Les candidats à la reprise accordent par ailleurs une grande importance aux talents internes à l’entreprise : 92 % des sondés déclarent que cet élément impacte leur décision. Si une majorité de répondants estiment que leur intuition influence ou influencerait leur choix, ils sont pour autant conscients du besoin d’accompagnement : 80 % d’entre eux déclarent qu’ils prendraient en compte l’avis de conseils (experts-comptables, avocats, notaires, réseaux d’accompagnement).