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Private Equity - Les LPs soutiennent les nouveaux produits des fonds
Que pensent les investisseurs en capital-investissement, et quelles sont leurs préoccupations ? Autant de questions auxquelles s’emploie à répondre deux fois par an le baromètre mondial du capital-investissement de Coller Capital, qui a interrogé 112 investisseurs institutionnels sur leurs projets. Globalement, les LPs sont favorables à la décision d’un gérant de céder des parts de sa société de gestion, à condition, pour 66 % des sondés, que celle-ci ait pour objectif de faciliter un changement générationnel au sein de l’entreprise, ou de renforcer les ressources à sa disposition. Inversement, seuls 32 % d’entre eux approuvent ce type d’opération si elle vise à financer les engagements de l’équipe dans les véhicules gérés ou le lancement de nouveaux produits. Mais les investisseurs ne sont pas pour autant opposés à la diversification des stratégies d’investissement. Plus de la moitié des LPs interrogés se disent plus susceptibles d’investir dans les nouveaux produits en capital-investissement de leurs GPs qu’ils ne l’étaient il y a cinq ans. Et pour cause, la plupart des investisseurs ayant déjà soutenu de tels projets ont obtenu des rendements conformes, voire supérieurs à leurs attentes. De manière plus générale, 43 % des investisseurs estiment que leur allocation au capital-investissement pourrait augmenter de plus de 10 % d’ici dix ans. Car si investir en capital-investissement est une activité chronophage pour 75 % des répondants, elle reste une activité très lucrative pour 92 % d’entre eux. Le baromètre souligne néanmoins quelques sources de préoccupation. Parmi elles, les sondés citent un potentiel manque d’alignement d’intérêts et d’informations dans le cadre de transactions secondaires à l’initiative des GPs. Autre point d’entrave, le manque de clarté autour des questions ESG. Pour 60 % des investisseurs, le manque de définition précise de ce concept commence, ou va commencer, à poser des problèmes pour le secteur.
Profession - Les jeunes avocats parlent bien-être au travail
Le Lab de l’Union des jeunes avocats de Paris a tenu, jeudi dernier, sa deuxième édition sur le thème du bien-être au travail dans les métiers du droit. Autour de la table : une ancienne avocate, Aurélie Chaney, devenue juriste d’entreprise après sept ans d’exercice, un psychologue du travail, Christophe Nguyen, à la tête du cabinet de conseil Empreinte Humaine, une fondatrice de start-up, Siham Hadjam, à la tête de Cyconia qui propose un assistant virtuel utilisant les outils de l’intelligence artificielle, et le président de l’UJA Paris, Frédéric Perrin. De ces échanges informels est né un premier constat : le bien-être au travail est d’abord lié à l’intérêt des missions confiées et aux moyens accordés pour les réaliser. Or, en la matière, les jeunes avocats regrettent un manque d’autonomie. «Les collaborateurs juniors sont parfois cantonnés à certaines tâches, et peuvent rester plusieurs années dans un cabinet sans jamais intervenir sur un SPA», témoigne Aurélie Chaney. «Il est difficile de trouver du sens à son travail lorsque nous intervenons uniquement sur une petite partie du dossier, sans jamais accompagner l’associé aux rendez-vous clients, ajoute Frédéric Perrin. Les cabinets doivent aussi former les collaborateurs sur les aspects de développement clientèle.» Et aux dires des intervenants, aucune structure de cabinet ne prévaut sur les autres : «Le sujet n’est pas la taille de l’organisation mais la concentration des pouvoirs, souligne Siham Hadjam. Un problème que nous pouvons rencontrer dans les petites comme dans les grandes structures.» La qualité de l’encadrement et les relations entretenues avec son manager apparaissent comme le deuxième point clé, avec une demande de la part des jeunes avocats d’accompagnement, d’écoute et de respect du temps accordé à la vie privée.
Contentieux - Le barreau de Paris s’investit dans la médiation en ligne
C’était une promesse de campagne de la bâtonnière Marie-Aimée Peyron et du vice-bâtonnier Basile Ader : promouvoir la médiation, tant auprès des avocats que du grand public. C’est en partie chose faite, avec le lancement lundi 3 juin d’une double initiative, la création de deux plateformes de médiation à destination des avocats et des justiciables. La première met à disposition des praticiens parisiens des outils de gestion de médiation en ligne ainsi qu’un service de greffe des modes alternatifs de résolution des différends via une plateforme intitulée «e-MARD». En outre, les avocats pourront s’inscrire sur l’annuaire des avocats médiateurs parisiens, ainsi qu’au Centre de résolution des litiges professionnels (CRLP). «Aujourd’hui, le marché des MARD en général, et celui de la médiation en particulier sont en plein essor et particulièrement concurrentiels. Les avocats ont intérêt à investir ces nouveaux marchés où ils ont une réelle place à prendre», indiquent Hirbod Dehghani-Azar et Catherine Leclercq, élus au conseil de l’Ordre du barreau de Paris. La plateforme destinée au grand public présente pour sa part ce type de procédure, de façon pédagogique, et met à disposition une aide au choix du médiateur ainsi que la possibilité de consulter l’annuaire des avocats spécialistes. D’autres projets sont en outre étudiés par le barreau de Paris : la création d’une charte du barreau de Paris, ainsi que la promotion d’une norme et d’un label «gestion responsable des litiges» sont ainsi à l’étude.