King & Spalding sort enfin de son silence. Présente à Paris depuis 2009, la firme américaine a toujours fait preuve d’une grande discrétion.
Elle compte pourtant une quarantaine de personnes installées cours Albert-1er. A l’origine, le bureau français avait été créé autour de la pratique d’arbitrage international portée notamment par Eric Schwartz et James Castello, en provenance de feu Dewey LeBoeuf (cf. ODA 12). Mais, au fur et à mesure des années, d’autres expertises sont venues renforcer l’équipe, notamment en contentieux (Joël Alquezar et Vanessa Benichou, issus de Winston & Strawn), en droit de l’environnement (Joëlle Herschtel, ex-Winston & Strawn), en immobilier (Benoît Marcilhacy et Pascal Schmitz, venant de Freshfields Bruckhaus Deringer), en droit fiscal (Aurélia de Viry, ex-Clifford Chance) ainsi qu’en énergie, infrastructures et droit public (Mehdi Haroun, ex-Herbert Smith Freehills). Le managing partner du bureau, Benoît Marcilhacy, a annoncé lors d’une conférence de presse mardi 8 mars que «l’ambition de la firme était de renforcer la taille individuelle de ses bureaux». Des recrutements d’équipes sont donc annoncés à Paris, notamment en financement, en corporate et en droit social. Des discussions seraient en cours avec quelques avocats. Le droit de la santé est également ciblé comme une pratique intéressante pour le bureau, la firme ayant déjà une activité très développée au niveau mondial. L’ambition est d’atteindre un chiffre total de 80 personnes à Paris.