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Profession - Les cabinets d’avocats poursuivent leur croissance mais au ralenti
L’édition 2019 de la radiographie des cabinets d’avocats d’affaires, publiée par Juristes_associés, confirme la bonne santé des acteurs de la profession. L’étude voit ainsi tous ses indicateurs progresser, et ce à périmètre constant. Ainsi, les cabinets d’affaires implantés en France ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 4,9 % en 2018, et leurs effectifs de productifs (associés et collaborateurs facturés aux clients) de 3,76 %. La croissance n’est toutefois pas uniforme au sein des cabinets d’avocats, avec avant tout une prime à la taille. Les plus grosses firmes bénéficient à plein de leur stratégie et de leur positionnement, avec une progression de leur chiffre d’affaires plus importante que la moyenne de l’ensemble du panel : les dix premiers cabinets ont ainsi enregistré une hausse de leurs revenus de 5,84 %, contre 1,64 % l’année précédente. De même pour les trente premiers, avec une hausse du chiffre d’affaires de 5,70 % (contre 2,99 % l’exercice précédent).
Ce dynamisme des grands cabinets se confirme au niveau du ratio chiffre d’affaires par associé. L’indicateur progresse de 5,26 % pour les dix premiers cabinets, de plus de 4 % pour les trente premiers, soit plus que le ratio de l’ensemble des cabinets étudiés : plus 3,18 %.
Les cabinets français ont également su tirer leur épingle du jeu avec une hausse de leur chiffre d’affaires de 6,02 %, tandis que les anglo-saxons ont enregistré une progression de 1,27 %. A noter toutefois que ces derniers voient leur ratio chiffre d’affaires par associé augmenter de 5,14 %, preuve que les équipes restent bien occupées.
Mais si la croissance d’activité se confirme pour les cabinets, elle est toutefois plus faible que l’année précédente : «Tout tend à montrer que nous sommes dans une période de transition où les cabinets doivent plus que jamais réfléchir à leur modèle en s’éloignant des critères classiques de recrutement comme de rentabilité», conclut l’étude.
Stratégie - De Gaulle Fleurance et Greensolver ciblent les acteurs de la transition énergétique
De Gaulle Fleurance & Associés et Greensolver, société spécialisée dans le conseil technique et de gestion de parcs éoliens et solaires, ont décidé d’unir leurs compétences en lançant une offre de conseil standardisée auprès des exploitants de parcs éoliens et solaires. Définie par le gouvernement, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui pilote la politique de transition énergétique, donne de nouveaux objectifs plus ambitieux à l’éolien à l’horizon 2028. Les parcs éoliens installés entre 2001 et 2017 bénéficient d’un contrat d’achat de leur production d’une durée de quinze à vingt ans. A l’issue de ce contrat, certains opérateurs, leur investissement initial amorti, peuvent vouloir se lancer dans un remplacement total ou partiel de leurs installations (repowering), ou ne procéder qu’à des modifications mineures. Dans un cas comme dans l’autre, il leur faut l’avis d’un expert technique et d’un conseil juridique pour évaluer la faisabilité du projet et les éventuelles demandes de nouveaux agréments à faire auprès des pouvoirs publics. «Jusqu’à présent, ces acteurs de la transition énergétique venaient nous consulter de façon indépendante pour nos savoir-faire juridiques et techniques respectifs. Maintenant, ils peuvent nous solliciter conjointement pour évaluer leurs besoins», explique Sylvie Perrin, associée chez De Gaulle Fleurance & Associés, qui suivra cette nouvelle offre avec Gaia Witz, associée du cabinet, où une trentaine d’avocats travaillent régulièrement sur des dossiers énergie. Les deux partenaires ont lancé leur offre le 14 octobre, à la veille du colloque national de la filière éolienne française qui aura lieu les 16 et 17 octobre au Parc floral de Paris.