La lettre d'Option Droit & Affaires

EN BREF

Les actualités de la semaine

Publié le 18 février 2026 à 16h26

Pierre-Anthony Canovas    Temps de lecture 4 minutes

Cabinets d’avocats, régulateurs, acteurs du monde coté ou non coté, retrouvez leurs principales actualités.

Marchés – IA, défense, santé : les tendances M&A pour 2026

L’année qui débute sera-t-elle celle du renouveau en M&A après plusieurs exercices chahutés ? En tout cas, le marché est orienté « vers une stabilisation progressive, soutenue par l’amélioration des conditions de financement, la maturité croissante des actifs liés à la transition énergétique et numérique, et l’existence d’un volume significatif de transactions différées ». C’est en tout cas la prédiction du cabinet d’avocats anglo-saxon Herbert Smith Freehills Kramer qui publie la nouvelle édition de son Global M&A Outlook 2026. Dans l’Hexagone, l’année devrait être marquée par la poursuite des sujets du moment que sont la digitalisation, l’intelligence artificielle, les infrastructures, la santé, mais également les problématiques autour de la défense et des situations spéciales. Dans l’ensemble, l’incertitude politique reste de mise tout comme les aspects réglementaires croissants mais les acteurs sont mieux préparés. La firme relève que l’année passée n’a pas été celle de la reprise mais constate une sophistication croissante des deals. La valeur globale des transactions a fortement progressé, tandis que les volumes ont augmenté plus modérément. Herbert Smith Freehills Kramer rappelle que malgré un contexte domestique incertain, de grands groupes français se sont montrés particulièrement offensifs à l’étranger. Parmi les deals marquants figurent par exemple la prise de contrôle majoritaire par Banijay, maison mère de la société de jeux en ligne Betclic, de son concurrent allemand Tipico (ODA du 5 novembre 2025) mais aussi le rachat par le groupe BPCE de Novo Banco, quatrième plus grande banque du Portugal, pour 6,4 milliards d’euros (ODA du 25 juin 2025). « Le marché français évolue clairement vers moins d’opérations, mais des transactions plus structurantes, plus techniques et plus disputées. La prudence des acteurs se traduit par une exigence accrue sur la qualité des actifs, la profondeur des audits et la solidité des montages », observe Christophe Théris, associé chez Herbert Smith Freehills Kramer à Paris.

Mouvement – Amélie de Montchalin en route pour la Cour des comptes

Emmanuel Macron a fait son choix pour la Cour des comptes. Le président de la République a décidé de nommer Amélie de Montchalin comme première présidente de la Cour des comptes, pour succéder à Pierre Moscovici, qui occupait la fonction depuis 2020 et a rejoint la Cour des comptes européenne (CCE) à Luxembourg, au 1er janvier. La sélection de l’actuelle ministre de l’Action et des Comptes publics, tout juste 40 ans, a fait beaucoup réagir quant à sa future indépendance vis-à-vis du gouvernement. Depuis 2019, l’économiste de formation et ancienne députée a été membre de toutes les équipes ministérielles successives, à l’exception d’une parenthèse de deux ans et demi à la suite de sa défaite aux législatives de 2022. Elle sera donc chargée dans ses futures fonctions de contrôler le budget gouvernemental, dont elle avait jusqu’à présent la co-responsabilité d’écrire, d’où un évident conflit d’intérêt selon certains de ses détracteurs. « Notre priorité est de construire un budget de réformes, un budget pour une France qui renoue avec la croissance, la confiance, qui encourage le travail, l’investissement et la productivité », rappelait-elle encore dans nos colonnes l’été dernier (ODA du 25 juillet 2025). Et cela passe d’abord par une réduction de notre dépense publique, et pas par une augmentation des impôts des ménages et des entreprises. » Par ailleurs, l’inamovibilité du poste a également soulevé des interrogations, l’usage étant jusqu’à présent de choisir des personnalités plutôt en fin de carrière. Pour y remédier, et éviter les parachutages politiques, les sénateurs PS ont déposé une proposition de loi mardi 17 février en ce sens. Celle-ci vise à limiter à l’avenir le mandat du premier président, choisi uniquement parmi les cadres de la Cour, à neuf ans.


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Le GP Stake : un levier d’accélération qui a le vent en poupe

Emmanuelle Serrano    Temps de lecture 5 minutes

Si le marché européen du GP Stake, investissement pris par des fonds au capital de sociétés de gestion, reste au-dessous de ce qu’il est aux Etats-Unis, son berceau, il a pris de l’ampleur depuis la fin de la crise sanitaire. Cette croissance a été permise non seulement par l’explosion du private equity mondial et de facto des sociétés de gestion mais également par la nécessité d’atteindre une taille critique côté gérants pour lever des fonds et maintenir leur rentabilité.

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