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Baromètre – Le marché du capital-risque porté par le growth equity
Plus de levées de fonds en 2021… c’est le résultat d’une analyse dédiée au capital-risque, récemment publiée par EY et portant sur le premier semestre 2022. Celle-ci met en exergue les montants colossaux levés : 8,4 milliards d’euros, pour 363 opérations. Avec une particularité sur le renforcement des capitaux propres des entreprises nouvellement créées (moins de 3 ans d’existence), une augmentation de 63 % versus 2021. Le marché a été porté par le growth equity – à cheval entre le venture capital et le private equity classique – avec plus de 20 deals sur le semestre, pour un montant total de 4,48 milliards d’euros, un record par rapport au premier semestre 2021. Et dans le « top 5 » des investissements figurent cinq licornes tricolores : Qonto, Ecovadis, Back Market, Exotec Solutions et NW Group. Le secteur des fintechs s’impose comme le deuxième secteur le plus attractif avec une progression de plus de 86 % (2,25 milliards d’euros contre 1,08 en 2021). Et, cerise sur le gâteau, la France conserve sa première place au classement en termes d’investissements, devant l’Allemagne, en perte de vitesse (-20 % par rapport au premier semestre 2021). « Si la French Tech a fait preuve de résilience ces derniers mois, tous les yeux se tournent aujourd’hui vers la prochaine étape qui reste la principale faiblesse de cet écosystème : les sorties. […] C’est donc tout naturellement le secteur du private equity et des grands “corporates” qui devraient animer le marché dans les prochains mois », analyse Franck Sebag, associé chez EY.
Nomination – Place Vendôme : changement à la direction des affaires civiles et du sceau
Rémi Decout-Paolini, ancien directeur de cabinet du ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti, prend la succession de Jean-François de Montgolfier à la tête de la stratégique direction des affaires civiles et du sceau. Avant cette nomination, le diplômé de l’Ecole normale supérieure (Ulm) et de Sciences Po Paris, ancien élève de l’Ecole nationale de la magistrature (ENA) a été directeur de cabinet du préfet de la Drôme à partir de 2003, avant de devenir l’année suivante chef de cabinet puis conseiller du directeur général de la police nationale. Après avoir occupé au Conseil d’Etat les fonctions de maître des requêtes à la section de l’intérieur et à la 6e sous-section de la section du contentieux, il a basculé au sein de l’exécutif à partir de 2019, d’abord comme conseiller juridique chargé des libertés publiques, de l’asile et des affaires juridiques communautaires auprès du ministre de l’Immigration puis en tant que conseiller technique pour les libertés publiques au cabinet du Premier ministre. A partir de 2011, au sein du Conseil d’Etat comme maître des requêtes, Rémi Decout-Paolini a été notamment rapporteur à la 1re chambre de la section du contentieux puis à la section de l’administration. Depuis 2020, il avait rejoint la Place Vendôme, prenant la direction adjointe du cabinet du garde des Sceaux puis la tête de celui-ci, poste désormais occupé par le haut fonctionnaire Jean-Denis Combrexelle (ODA du 25 mai 2022).