Proskauer muscle sa pratique restructuring avec l’arrivée comme associée de Laura Bavoux, passée par Franklin et Weil, Gotshal & Manges. Ce recrutement stratégique consolide la plateforme européenne de la firme new-yorkaise sur les situations spéciales, dans une logique résolument internationale.
Après plusieurs recrutements structurants, dont Gwenaël Kropfinger, ex-Addleshaw Goddard, en fiscal (ODA du 19 février 2025), Proskauer accueille Laura Bavoux en qualité d’associée en restructuring et situations spéciales. Cette nomination marque une nouvelle étape dans le déploiement de la stratégie offensive du cabinet américain sur le marché français. « L’intégration du restructuring complète naturellement notre offre, dans une logique internationale et intégrée, en lien étroit avec nos équipes corporate, financement et tax à Paris, comme à Londres et New York, souligne Xavier Norlain, associé et responsable du bureau tricolore. En accompagnant des fonds de private equity, des groupes industriels et des équipes de management, nous sommes nécessairement exposés à des situations spéciales, qu’il s’agisse de gestion de la dette post-acquisition ou d’opportunités de développement dans un contexte devenu complexe ». La pratique de Laura Bavoux – forgée chez Weil, Gotshal & Manges, BDGS, DLA Piper et dernièrement Franklin (ODA du 5 juin 2024) – couvre de l’amiable au judiciaire, en passant par les restructurations industrielles ou de dettes LBO, jusqu’au contentieux et conflits d’actionnaires. Ce positionnement lui permet d’intervenir indifféremment aux côtés de sponsors, investisseurs, emprunteurs ou prêteurs. « Depuis 2021, la typologie des dossiers a nettement évolué. Les hedge funds jouent désormais un rôle central et plus offensif, ce qui a tendu les discussions, observe la diplômée d’un master 2 droit des affaires et fiscalité de Paris I ainsi que de l’université de Glasgow. Pour autant, la prévention amiable reste une grande force du droit français. Même si les restructurations s’inscrivent désormais dans un cadre judiciaire, l’essentiel se négocie toujours en amont. » Positionnée sur le mid-cap et l’upper mid-cap, Laura Bavoux entend désormais adresser des dossiers large cap, une montée en gamme rendue possible par l’intégration au sein d’une plateforme comme Proskauer. « La taille du cabinet est un vrai élément différenciant. Les clients recherchent aujourd’hui des équipes resserrées, avec des associés très impliqués, notamment dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle », ajoute l’avocate, qui note en outre une activité soutenue dans des domaines stratégiques, tels que la défense, faisant ainsi écho à l’implantation historique de Proskauer sur le secteur de l’aéronautique.
Les ambitions de Proskauer ne s’arrêtent pas au restructuring. Depuis l’arrivée en 2023 de l’équipe corporate menée par Xavier Norlain, Jérémy Scemama, Maud Manon et Matthieu Lampel, en provenance de Shearman & Sterling, les effectifs d’avocats du bureau parisien ont quasiment doublé. Une dynamique appelée à se poursuivre, avec « un accent prioritaire sur le private equity, le M&A et les infrastructures, confie Xavier Norlain, dont l’équipe a également fait l’objet d’une croissance organique à l’automne dernier (ODA du 8 octobre 2025). Cette stratégie va naturellement générer de nouveaux besoins, notamment en fiscalité et en règlementaire. Notre ambition est claire : continuer à croître, mais de manière ciblée, cohérente et opportuniste. »