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Propriété intellectuelle - Les entreprises anticipent mal les contentieux
La protection des secrets et du savoir-faire est primordiale pour les entreprises, pourtant, ces dernières anticipent mal les contentieux liés à la propriété intellectuelle. C’est ce que révèle la huitième édition du Baromètre annuel de la propriété intellectuelle, réalisé par Lavoix auprès de 381 professionnels du secteur. Une erreur, puisque le nombre de contentieux ne cesse de progresser : près de la moitié des répondants font ainsi face à un, ou plusieurs, contentieux en cours en 2019, contre 45,2 % des sondés l'année précédente. Les contentieux portent principalement sur les brevets (67 %), et essentiellement à l’étranger (68,9 %). Malgré ce constat, 76,3 % des répondants indiquent ne pas disposer de budget spécifique pour gérer leurs contentieux en matière de propriété intellectuelle. Mais les entreprises semblent commencer à prendre la teneur des risques inhérents à l’augmentation de ces contentieux ; parmi les répondants, environ un tiers (23 %) s’est dit prêt à y consacrer des sommes importantes, pouvant aller au-delà de 500 000 euros, soit un peu moins du quart de leur budget moyen. L’édition 2019 du Baromètre de la propriété intellectuelle rapporte en effet un budget moyen alloué à cette matière de 2,4 millions d’euros, répartis entre les brevets (65,8 %), les marques (24,2 %) et les dessins et modèles (10 %). Autre indice permettant de penser que les entreprises ont opéré une prise de conscience : les tailles des équipes dédiées à la propriété intellectuelle augmentent. En 2019, le baromètre dénombre 4,9 ingénieurs brevets en moyenne par structure contre 3,3 en 2018. «Il est impératif pour les entreprises et les innovateurs de sécuriser leurs actifs immatériels. Ce baromètre le démontre, notamment avec une progression significative du nombre des ingénieurs brevets dans les entreprises et une internationalisation grandissante de la PI et des problématiques liées», estime Philippe Blot, Président de Lavoix.
Profession - Le développement de la clientèle : première préoccupation des avocats
Que pensent les avocats du fonctionnement de la justice française, et quels sont leurs préoccupations et enjeux au quotidien ? C’est pour prendre le pouls de la profession que l’Ifop a menée, pour Doctrine, une enquête auprès de 603 avocats répartis dans l’ensemble des barreaux français. Les principales préoccupations sont d’abord liées au développement de l’activité : 52 % des avocats citent ainsi la croissance de leur clientèle comme le premier enjeu, tandis que la fidélisation des clients est indiquée par 32 % des sondés. S’ensuivent, la rapidité et l’efficacité des recherches juridiques (48 %), le gain de compétitivité (21 %) et l’augmentation de leur visibilité (21 %).
A cet égard, une majorité des avocats (58 %) estiment que leur visibilité en ligne en tant que professionnel du droit n’est pas satisfaisante. Une constatation particulièrement vraie pour les avocats les plus jeunes, pour qui l’enjeu de visibilité est fort (63 % chez les moins de 30 ans), et pour les avocats exerçant seuls (60 % contre 51 % dans les cabinets comprenant plus de cinq collaborateurs) ne bénéficiant pas des outils de communication des grandes firmes.
Enfin, les avocats se montrent pour le moins critiques vis-à-vis de la justice française : 64 % d’entre eux se disent insatisfaits de son fonctionnement. Si le sondage ne prétend pas à l’exhaustivité des raisons de ce désamour, il pointe néanmoins l’opacité du système, soulignée par 55 % des avocats.
Capital-risque - Capgemini lance son fonds de corporate venture
Ala recherche d’innovation, les grands groupes sont toujours plus nombreux à fonder leur propre fonds de capital-risque. Dernière initiative en date, celle de Capgemini qui s’associe à la société de gestion Isai pour créer un fonds de 90 millions d’euros dédié aux start-up. Intervenant en minoritaire aux côtés d’autres investisseurs, ISAI Cap Venture misera des tickets compris entre 1 et 5 millions d’euros dans de jeunes pousses, principalement européennes, positionnées sur l’industrie du logiciel ou de l’informatique. Le groupe de conseil et de services informatiques souhaite nouer des partenariats commerciaux avec les sociétés en portefeuille et ainsi enrichir l’offre proposée à ses clients. Entre 15 et 20 investissements devraient ainsi être réalisés.
Le poids des corporate venture ne cesse d’augmenter sur le marché du capital-investissement. Selon le baromètre «Les Corporate Venture Capitalists en France», réalisé par Deloitte et Orange digital ventures, en 2018, 53 milliards de dollars ont été investis par 773 fonds corporate au niveau mondial, soit une hausse de 47 % par rapport à 2017. La France n’échappe pas à ce dynamisme : les fonds corporate français ont ainsi augmenté leur ticket moyen, passant de 4,3 millions d’euros en 2016 à 6,2 millions d’euros en 2018, tout en doublant leur nombre d’investissements pour atteindre une moyenne de sept deals par an en 2018. Une croissance qui devrait se poursuivre puisque 71 % d’entre eux prévoient d’augmenter les montants investis cette année.